Bonjour, je m’appelle Pierre Peigné.

Je suis passé à 2 doigts du burn-out et je me suis donné pour mission d’éviter cela à un maximum de monde.

Je suis coach en gestion du stress et prévention du burn-out. J’accompagne les professionnels souffrant de stress chronique à mettre en place l’environnement qui leur permettra d’être à la fois performants et sereins.

Mon chemin jusqu’au bord du précipice

En 2013, après une dizaine d’années d’expériences professionnelles variées et épanouissantes, j’ai intégré une entreprise pour y développer une activité dans le domaine de la transition énergétique. Je souhaitais mettre mon job au service de mes convictions écologiques et me trouvais devant un challenge enthousiasmant. Mon boss me faisait confiance pour lancer cette nouvelle offre et j’intégrais une équipe sympathique. Je me devais de faire de mon mieux et de réussir.

J’ai rapidement connu plusieurs désillusions partagées par nombre de cadres : de gros problèmes de management en interne, des relations compliquées avec certains partenaires, un marché très concurrentiel pour lequel l’entreprise n’était pas correctement armée… Mais je relevais le défi et ne comptais pas mes heures, ni l’énergie investie pour l’entreprise.

Au bout de quelques années, je me suis interrogé sur le sens de mon job. Puis, voyant la société se recentrer sur son cœur de métier, j’ai commencé à me poser des questions sur la pérennité de mon poste. C’est là qu’à commencée la pente glissante. J’avais l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Mais pas question de lâcher. Je pensais au boulot dès le matin sous la douche. Je passais mes journées à côté d’une fenêtre mais, happé par l’écran de mon PC, j’étais incapable de dire le soir s’il avait fait beau ou mauvais temps. Je quittais le boulot tard, ramenant à la maison, la boule au ventre qui avait grossi pendant la journée. J’avais du mal à déconnecter. J’étais épuisé. Je n’avais envie de rien faire à part m’affaler dans le canapé devant la télé. Ma femme me reprochait d’être présent physiquement mais d’être ailleurs mentalement. La nuit, je tournais dans mon lit. Je cogitais. Je réfléchissais à ce que je devais faire. Je me levais pour noter les choses qui me venaient à l’esprit, de peur de les oublier. Mon système digestif a commencé à se dérégler. J’ai découvert les joies des diarrhées et des hémorroïdes. Ma femme me faisait remarquer que j’avais mauvaise haleine. Médecin, elle me répétait régulièrement que je lui rappelais ses patients qui vont droit au burn-out. Et je vous passe les détails sur mes problèmes de libido.

Pendant plusieurs mois j’ai tenu grâce à deux choses : le yoga et la méditation. Chaque matin, je me levais 45 minutes plus tôt pour dissiper temporairement l’anxiété qui m’envahissait dès le réveil. Du coup, je dormais moins. Mais les postures et les techniques de respiration me faisaient du bien. Je ressentais mes muscles s’étirer, mon corps s’oxygéner, mon esprit s’apaiser. C’est le seul moment où je me sentais à peu près serein et calme. Le reste de ma journée n’était que tensions, frustrations, pensées compulsives… Mais je m’assurais de faire bonne figure, que mes collègues ne se rendent pas compte de ma détresse intérieure. Le midi, je m’empressais de déjeuner pour m’enfermer dans mon bureau et m’accorder 5 à 20 minutes de méditation en fonction du temps disponible. Plus la journée avançait, plus je sentais la tension monter et ma boule au ventre grossir. La nuit, lorsque j’étais absorbé par mon tourbillon mental, j’utilisais une posture de yoga qui me permettait de respirer, de relâcher les tensions musculaires et abdominales, et me libérer des pensées.

Voyant des personnes de mon entourage sombrer dans le burn-out et la dépression, je me rendais progressivement compte que j’allais terminer à l’hôpital si je ne changeais pas les choses en profondeur. J’avais l’impression de me retrouver au bord d’une falaise à me demander à quel moment j’allais moi aussi faire le pas de trop.

L’évidence m’est apparue une nuit d’insomnie : Il fallait que je quitte ce job. C’est ce que j’ai fait. J’ai immédiatement senti une réelle libération. J’avais réussi à dire « STOP !!! ».

La découverte d’un stress d’un nouveau genre

Après avoir quitté mon job, une nouvelle épreuve m’attendait, la plus belle et la plus dure de ma vie : accueillir des jumeaux prématurés. Je me souviendrai toute ma vie de la nuit de leur naissance. J’ai passé des heures assis sur un fauteuil d’hôpital, à m’émerveiller devant ces deux petits êtres endormis paisiblement contre mon torse poilu.

Mais quiconque a des enfants, sait que c’est un énorme challenge. Et avec des jumeaux, ce challenge est plus que doublé. Les 3 premiers mois, c’était Fukushima à la maison. Ma femme et moi donnions jusqu’à 25 tétées et biberons par jour. A cause de la prématurité, nous devions à chaque fois, peser le bébé avant, le nourrir, le repeser après pour savoir combien il avait mangé au gramme près et compléter le repas à l’aide d’une sonde gastrique. 25 fois par jour !!! Et vous imaginez le nombre de couches à changer…

Le manque de sommeil, l’épuisement, la nécessité de maintenir constamment une organisation de commando d’élite pour ne pas se laisser dépasser… tout cela a généré un stress d’un genre nouveau. Je retrouvais une tension permanente. Je devenais irritable. Je manquais de patience et de tolérance. Il m’a fallu travailler dur pour apprendre à gérer mes émotions et accepter les impondérables.

Aider les autres, comme une évidence

Durant les premières semaines de vie de mes enfants, je n’ai eu le temps de rien faire en dehors de prendre soin d’eux. En revanche, entre les biberons, les couches, les allers-retours dans le salon pour les endormir, les balades en poussette, je disposais de près de 20h d’éveil par jour pour réfléchir à ce qu’allait être ma prochaine aventure professionnelle. Cela m’est apparu assez rapidement comme une évidence : j’allais aider les personnes qui, comme moi quelques mois plus tôt, souffraient de stress chronique au boulot. J’allais leur donner les moyens de vaincre ce stress, d’éviter le burn-out et de retrouver la joie de vivre et le plaisir de travailler sereinement pour réussir.

Mais il n’était pas question de revenir au mode survie que j’avais connu. Il me fallait trouver les outils, les méthodes, les habitudes, les comportements à adopter au quotidien pour travailler sereinement et efficacement. Il me fallait résoudre les conséquences, mais surtout les causes du stress. J’ai donc suivi des formations, lu des bouquins, écouté des heures de podcasts, regardé des heures de vidéos, expérimenté chaque apprentissage pendant des semaines, voire des mois, afin de construire l’environnement de travail idéal pour vaincre définitivement mon stress et vous accompagner à faire de même.

Aujourd’hui, je me lève chaque matin avec enthousiasme et tranquillité. J’ai une vision claire de mes objectifs. Je planifie chaque journée en acceptant de ne pas être en mesure d’effectuer les 1001 tâches de ma to-do-list. Je me focalise sur l’important. Je gère l’urgent avec calme et sérénité, en accueillant les impondérables. Pour cela, je m’appuie sur des habitudes, des routines, des outils. Mais surtout, je m’écoute. J’écoute les sensations de mon corps, les émotions de mon cœur et les pensées de mon esprit. Et le soir, après une journée de travail productive, je profite avec joie de ma famille avant de me coucher paisiblement.

Je ne prétends pas être devenu aussi zen que le Dalaï-Lama mais je sais que je suis sur la bonne voie, enfin en phase avec ma devise : « Vis tes rêves au lieu de rêver ta vie ». Je vous invite à me suivre afin de bénéficier de tous les enseignements, glanés en chemin, que je vous transmets sur Zen et Pro.